Lors de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 26 mai 2018 à son siège à Matam, l’Union des Forces Républicaines (UFR), a exprimé son ambition de recourir désormais aux manifestations de rue pour la prochaine fois qu’elle subira les fraudes et les tricheries.

Depuis les dernières élections communales, l’UFR n’a cessé de dénoncer les fraudes qui ont émaillé ce scrutin. C’est pourquoi, ses responsables ont tenu à prévenir l’opinion nationale et internationale que la prochaine fois qu’elle sera victime de fraudes, elle n’hésitera pas à recourir à la rue pour se faire rétablir dans ses droits.

« Nous allons vers des élections majeures, et si elles ne sont pas organisées dans les règles de l’art, cela peut constituer une nouvelle crise. Et le président Sidya Touré a dit très clairement que franchement s’il faudra passer par la rue pour obtenir les résultats des urnes, cette fois-ci, il va s’y engager, là il a prévenu la communauté internationale, parce qu’au niveau de l’UFR et de façon générale on est fatigué chaque fois de subir ces fraudes… Cela devient une sorte de cercle vicieux sans fin », explique Boubacar Barry, deuxième vice-président du parti.

Des spécialistes des questions électorales, s’accordent à soutenir qu’il n’y a aucune disposition légale pour remettre en cause les élections telles que proclamées par la CENI après que le contentieux est vidé au niveau judiciaire.

Face à cette situation, le parti a sollicité l’implication de la communauté internationale dans l’organisation des prochaines échéances élections et dans l’assainissement du fichier électoral.

A noter que les différents acteurs engagés dans le processus électoral sont en discussion avec la CENI sur l’audit du fichier électoral et sur  la révision du fichier électoral.

Alhassane Fofana

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