MAISONS D’arrêts AU BENIN

MAISONS D’arrêts AU BENI
Un marché d’escroquerie et de débauche bien organisée

Selon une enquête réalisée sur le fonctionnement des maisons d’arrêts du Bénin par l’Ong Bénin Diaspora Assistance, il ressort qu’il y a différents tarifs pour avoir accès au lit, au téléphone portable ou pour avoir une volupté à l’intérieur des prisons. Tout ceci se passe en complicité avec les responsables à divers niveau des prisons.
Se coucher en prison au Bénin est une question de moyens! Grâce à un système de racolage et d’escroquerie que pilotent les prisonniers doyens ,les gardiens et régisseurs des prisons du Bénin sous la couverture de certains responsables de prisons, les prisons béninoises sont devenues un joli enfer pas trop loin d’un jungle. L’accès au premier niveau de l’étagère et plus proche des brasseurs coute 65000 francs CFA. Le second niveau plus proche du sol, coute 45000 francs CFA. Ceux qui doivent poser leurs matelas au sol nu pour dormir payent 20000 F CFA. A défaut de ces différents tarifs, le prisonnier vulnérable qui dort dans les mêmes entrepôts qui fait office du bâtiment de détention aura l’obligation de faire le balayage au réveil de tout le bâtiment, le lavage des toilettes, le nettoyage des douches communes et doit être la dernière personne à se doucher après ses corvées et après la douche de ceux qui ont payés.
Mais qui perçoivent ces sommes ? La mafia est bien hiérarchisée : l’argent est payé aux responsables de bâtiments ; nommés à la tête de chaque bâtiment par les régisseurs à qui ils ont d’ailleurs l’obligation de rendre compte. Toujours dans les prisons du Bénin, on y trouve des buvettes dont les gérants sont des prisonniers qui bénéficient de l’immunité des régisseurs et d’autres responsables.
Mieux, ce qu’on peut aussi appeler chambre de passage existe avec divers tarif.
Les prisonniers qui désirent se satisfaire sexuellement durant une semaine payent 50000 francs Cfa auprès du régisseur ou du gardien de prison. Pour une volupté journalier, les prisonniers amoureux payent 15000 francs CFA à raison de 10000 francs CFA auprès du régisseur, 3000 francs CFA pour le gardien chef et 2000 francs CFA pour le responsable du bâtiment qui est le prisonnier responsable de l’entrepôt.
Le samedi 21 avril 2018 à la suite de la dénonciation faite par l’Ong Bénin Diaspora Assistance mentionnant plusieurs cas de prisonnières enceintes au niveau de la prison civile d’Abomey, le régisseur de ladite maison d’arrêt a fait sortir à bord de sa voiture ce même jour à 16 heures  ; des femmes en détention dans la prison en direction de Bohicon avant de revenir avec ces femmes à 21h- 04 min après l’avortement des grossesses afin d’échapper à la commission mise sur pied par le Directeur de l’agence pénitentiaire du Bénin le commandant YEKPE qui s’est autosaisi du dossier juste après les révélations.
Jusqu’à nos jours, les cas de grossesses demeurent dans la prison civile d’Abomey.
Par ailleurs, le port de téléphone par les prisonniers est subordonné au payement de 30 000 francs Cfa le mois.
Au jour d’aujourd’hui, 32 prisonniers utilisent de téléphones portables à la prison civile d’Abomey ce qui fait 960 000 francs chaque mois pour les responsables, régisseurs de prisons…
Mieux, à la prison civile d’Abomey Calavi un capitaine de l’armée et le gardien chef ont installé un grand marché de chanvre à l’intérieur de la prison.
Les prisons béninoise sont d’ores et déjà une planète de tous les désordres et mérite l’intervention des gouvernants.
Sègbégnon Pascal MITOWADE

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