Pari gagné pour le Maire Emmanuel Zossou, mais l’origine du Fa reste à polémique

Porto-Novo a abrité du 07 au 08 janvier 2019, le colloque scientifique international initié par le Maire Emmanuel Zossou. Ce colloque ayant connu la participation d’un amas d’éminents Professeurs d’Université du Bénin et du monde, assis sur le thème « Les systèmes divinatoires en Afrique dans un contexte de mondialisation : enjeux et perspectives. Une introduction à la connaissance de Ifâ Orunmila » a révélé non seulement le Fâ au monde entier, mais également a fait un zoom sur ce patrimoine culturel du Bénin autrefois encapuchonné et voué à la perdition même si son origine effrite toujours le diapason des chercheurs.
Le Maire Emmanuel Zossou a ravivé le Fâ via la troisième édition du colloque Scientifique international, plus apothéose que les antérieurs !
Professeurs d’université, chercheurs, docteurs, praticiens et sachant : ils sont des centaines, venus du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Niger, de Tunisie, et de la France pour participer à la troisième édition du colloque scientifique international, une partie intégrante du Festival International de Porto-Novo (Fip). Cette initiative typique du Maire de la ville capitale du Bénin, Emmanuel Zossou a sorti le Fâ  de l’ornière.
Les vertus du Fa, ainsi que son caractère scientifique ont été révélés et prouvés par les différents communications et débats généraux ayant marqué l’évènement.
Cependant, les thèses inhérentes à l’origine du Fâ divergent encore les chercheurs et sachant.
Si Professeur David Koffi Aza stipule qu’il aurait venu d’Ifè, d’autres estiment que le Fâ ne saurait être l’apanage d’une ville ou d’une région donnée car il était à l’oméga de toute création, et donc de la vie.
Se référant à l’Ibn Arabi qui est un système divinatoire semblable à Ifâ en Tunisie, Docteur Matoussi Souad, enseignante et chercheur spécialisée en Anthropologie des Arts et de la Culture à la Faculté des Lettres et Sciences Humaine à l’Université de Sousse en Tunisie, estime que les origines des systèmes divinatoires sont très lointaines et très souvent inhérentes aux philosophies de petites régions avant leurs expansions.
Toutefois, suite aux recommandations issues du débat général ayant marqué la fin du colloque, le Maire Emmanuel Zossou en parfaite connivence avec le comité d’organisation s’est engagé à mettre sur pied, un comité scientifique devant consolider les acquis du colloque en commençant par la découverte de l’origine de Ifâ Orunmila afin de ranger définitivement la cacophonie liée au sujet.
Après avoir été baptisé « Maire  Houétchénou (ce qui signifie en langue Goun ‘’ En mon temps’’ » par les têtes couronnées, Emmanuel Zossou dans son allocution de clôture de l’évènement a dévoilé le sens de son combat : « Mon souci, c’est de révéler au monde entier, Porto-Novo qui a d’énorme richesse dont il ne profite pas encore».
Très séduit par la richesse culturelle de Porto-Novo, avant même que le Festival ne prenne fin le samedi 12 janvier 2019 par une grande soirée de Gala, Ben Abdeljalil Mahfoudh, Enseignant Chercheur à l’Université de Monastir en Tunisie a d’ores et déjà ses regards polarisés vers 2020 pour la 4è édition du colloque.

Par Pascal Sègbégnon MITOWADE

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