Une question très pertinente au-delà de son aspect Politique.
En rappelant les faits précédents, nous savons que la toute première Cour Constitutionnelle Guinéenne, gardienne de notre Constitution, a été présidé pour la première fois par Kelefa Sall, un juriste qui s’est taillé une place de choix dans le cerveau de l’opinion nationale et internationale. Un homme considéré par les uns de partenaire et les autres d’adversaire. Pour la simple raison d’avoir conseiller au Chef de l’État Alpha Condé, à l’occasion de son investiture :  » De ne pas écouté les sirènes révisionnistes !  »

Ainsi, de par ce conseil, en face des invités, majoritairement composés d’un panel de chefs d’États et de Gouvernements révisionnistes, il déclencha une guerre politique qui finit par le vaincre, puisqu’il a été destitué par ses collaborateurs suite à une révolution que ses partisans qualifient que : << les ficelles sont tissées et tirer à-partir de Sekhoutoureya ! >>

Par la suite, l’opinion nationale et internationale s’était mise dans une contestation radicale, car la majorité a refusé de reconnaître le nouveau président, pour la simple raison que le destitué devrait être occuper le poste de président de l’Institution jusqu’à la fin de son mandat, donc pour une durée de 9 ans, sauf en cas de parjure, il a été plutôt accusé de mauvaise gouvernance financière sans aucune preuve concrète.

En effet, vu les enjeux d’une possibilité de tentative de troisième mandat, qui d’ailleurs, n’est plus un secret de polichinelle avec les différentes déclarations de certains responsables politiques de la mouvance présidentielle et la récente allocution de l’ambassadeur russe, cela ne fait que renforcer les doutes des biens avertis.

Pour ce qui concerne l’Opposition Guinéenne, l’effet des médias et du social finirent par influencer sa position, elle qualifie cette destitution, de démarches anticonstitutionnelles et anticonformistes puisque Kelefa Sall était aperçu en sentinelle de la République.

Par ailleurs, à l’occasion de l’installation de la nouvelle équipe de la CENI, les sept commissaires désignés par les trois principaux partis politiques de l’opposition, au yeux des décomptes politico-juridiques ; avant de rentrer en fonction, ces représentants issus de l’opposition ont prêté serment devant Mohamed Lamine Bangoura, l’homme que, leurs différentes maisons politiques qualifient d’illégalement s’installer à la tête de la Cour Constitutionnelle.

En d’autre spécificité, nous pouvons parlé de l’imbroglio politique lié à la prorogation du mandat des députés, après l’avis favorable de la Cour Constitutionnelle, surtout avec la signature et le cachet de Mohamed Lamine Bangoura, celui-même que la classe politique de l’opposition conteste le pouvoir, les députés de l’opposition restent pour l’instant divisés dans leurs positions (Partir ou Rester).

Néanmoins, en acceptant de rester, nos députés aux mandats expirés prouveront leur inconséquence politique à la nation.

 

Ousmane KEITA. Politologue et Citoyen de la République.

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