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La fabrication de la poterie est un vieux métier pratiqué depuis la nuit des temps dans la localité de Kankan, malgré la modernité, les populations restent toujours fidèles à cette tradition. Mais des nombreuses femmes qui transforment la terre en récipient dans les quartiers périphériques de la commune urbaine de Kankan rencontrent d’énormes difficultés à l’image d’Aïcha Bayo.
Retrancher dans les confins du quartier Sinkèfara, elle pratique la poterie depuis 4 ans, dans sa cour on peut apercevoir des jarres, des pots et autres récipients bien cuits destinés à la vente sur les différents marché de Kankan. « Pour la fabrication des jarres, nous allons chercher des vieux récipients fabriqués à l’aide de la terre, on les envois à la maison pour les pulvériser, on les mélange avec la terre à l’aide nos pieds, après on fabrique maintenant les jarres et autres récipients, cela peut durer un mois, après on va chercher du bois mort pour les bruler avant de les envoyer au marché pour vendre » A-t-elle dit.
Dans ce monde du 21ème peu sont les familles qui utilisent les jarres dans leurs maisons comme le veut la culture africaine, selon Aïcha Bayo, toute femme qui n’utilise pas de jarres dans sa concession, est synonyme d’une mauvaise femme « les jarres ont une importance inestimable dans une chambre, si elle est là, les enfants rentrerons boire de l’eau, même les anges aussi, si une femme n’a pas de jarre dans sa chambre, cela veut dire qu’elle n’est pas bonne à chaque fois qu’un ange rentre, il vas la maudire, donc c’est pourquoi elle est très importante dans une chambre » A-t-elle laissé entendre.
Toutefois, elles sont confrontées à d’énormes difficultés dans le métier de poterie à Kankan, notamment le manque de matériels de travail « Nous souffrons beaucoup du manque de bois mort pour bruler les pots, aussi après avoir fini de mélanger les vieux récipients et la terre, nous n’avons pas un engin pour transporter à la maison afin de les transformer, si nous négocions les gros porteurs, cela nous coute une grosse somme, donc nous appelons les autorités à nous dire en aide » A-t-elle dit.
Bien que le travail soit difficile, elle reconnait quand même qu’elle et sa famille se nourrissent de ça « Après la fabrication d’autres à 60.000 fg, d’autres à 50.000 fg, voir même 40.000 fg, les gens ne viennent pas vers nous pour acheter, c’est nous allons allions les revendre aux marchés, ma famille et moi vivons de ça depuis 4 ans » A-t-elle dit.
A rappeler que le métier de poterie tout comme la sculpture, est aussi sur le chemin de disparaitre à Kankan, elle n’est plus pratiquer comme avant, plusieurs femmes exportent les jarres en provenance d’autres localités.
Abdoulaye Sylla

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