La manifestation des populations de Fria contre la préfète, Hadja Gnalen Condé prend une autre allure. Des manifestants s’en sont pris, mercredi 15 mai 2019, à la prison civile de la préfecture provoquant des évasions, rapportent des sources locales.  

La journée d’hier, la ville d’alumine a été marquée par des affrontements entre manifestants composés essentiellement des jeunes et forces de l’ordre qui ont fait usage du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Notre informateur sur place nous a confirmé que la prison civile de cette ville a été attaquée par une foule de manifestants.

« C’est vrai, la prison a été offensée par une foule, elle a été caillassée. Les prisonniers ont profité pour s’évader. D’après notre information, c’est une trentaine de détenus qui ont pris la fuite », a témoigné notre confrère M. Diallo de la radio Voix de Fria, joint au téléphone par notre rédaction.

Pour venir à bout de la crise qui secoue la commune urbaine de Fria, le gouverneur de la région administrative de Boké s’y est rendu mercredi. Dans un entretien accordé à certains confrères de la place, le gouverneur a expliqué la manière dont il est parvenu, avec son équipe, à apaiser les tensions.

« La situation n’était pas du tout bonne à notre arrivée parce que toutes les rues étaient prises et barricadées. La circulation était quasi-impossible. A la suite de ça, ils se sont attaqués à la prison civile qu’ils ont cassée et mis dehors tous les grands bandits au nombre de 36. Il fallait donc chercher une stratégie par laquelle il faut sensibiliser les gens et mettre fin à ces violences. C’est ce qui semble être fait. Le calme est revenu, tout est dans l’ordre maintenant mais on ne sait pas dans les heures qui suivent ce qui va arriver. On a procédé par étape. On a rencontré la notabilité, les jeunes et les femmes », a indiqué Siba Séverin Lolamou

Source: guineeactuelle.info

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