Le président américain a annoncé sa candidature à un second mandat lors d’un grand meeting à Orlando en Floride, État-clé qu’il avait emporté en 2016. Près de 20 000 personnes ont assisté à ce rendez-vous que l’hôte de la Maison Blanche présentait comme historique, mais au fort parfum de déjà-vu.

Avec notre envoyée spéciale à OrlandoAnne Corpet

Il flottait comme une atmosphère de 2016. Toute la soirée, Donald Trump a renoué avec la rhétorique de la campagne qui l’a conduite à la Maison Blanche, utilisant quasiment le même slogan qu’en 2016.

« Nous allons continuer de rendre sa grandeur à l’Amérique et ensuite nous allons la conserver. Plus que jamais. Nous allons conserver la grandeur de l’Amérique et c’est pourquoi ce soir je me tiens devant vous pour lancer officiellement ma campagne pour un second mandat en tant que président des États-Unis… »

Sur scène, il a vanté le bilan de ses deux années de présidence, valorisé les bons chiffres de ce qu’il appelle « l’économie Trump » et a vivement défendu ses positions protectionnistes. « Je me bats pour vous, je ne vous oublierai pas ! » a-t-il lancé.

La « menace socialiste »

Mais il a aussi et surtout ressorti les ficelles de sa précédente campagne : les emailsd’Hillary Clinton, le danger de l’immigration, la mauvaise foi de la presse et cette nouvelle menace : le socialisme. « Quel que soit le label qu’ils utilisent, le vote pour les démocrates en 2020 est un vote pour le socialisme radical et la destruction du rêve américain. »

Fidèle à son style provocateur, il a enflammé la foule avec une tonalité nationaliste agressive et n’a pas manqué de diaboliser les démocrates, évoquant Joe Biden « l’endormi », Bernie Sanders « le fou ». Face à de tels opposants, Donald Trump s’est présenté comme le seul recours possible pour garantir le maintien des libertés et de la prospérité.

 A relire : États-Unis: atouts et faiblesses de la candidature Trump pour 2020

Les admirateurs du président, visiblement revigorés par la flamboyance de leur candidat, en sont convaincus : « Il va gagner ! Il y a encore plus d’enthousiasme qu’en 2016, imaginez ». Maria, une supportrice l’indispensable casquette rouge vissée sur la tête, est conquise et confiante, comme le reste du public. La course au second mandat est officiellement lancée, même si, au fond, bien qu’installé à la Maison Blanche, Donald Trump n’a jamais vraiment cessé d’être en campagne.

Source:rfi

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