L’histoire politique de notre pays reste largement dominée par trois (3) personnalités, à savoir : Ahmed Sekou Touré, Lansana Conté et Alpha Condé, tous devenus successivement Responsables suprêmes de notre chère Patrie. Mais malheureusement, avec le même système de Gouvernance. Surtout, malgré cet immense espoir, qu’incarnait l’actuel Président de la République. 


Aujourd’hui, nous constatons que, cette rupture qu’il nous promettait, durant ses quarante années dans l’opposition, n’est pas encore consommée. L’homme du changement reste inchangeable. 

L’opposant historique ne parvient pas à être Président emblématique, il continue à rater complètement le chemin. Et, son bilan demeure catastrophique. 
De son rêve utopique de Mandela, il décide de suivre les traces de Mugabe. Ainsi, en dehors de toute subjectivité, dans l’intérêt supérieur de la République, nous décidons de réfléchir mûrement sur les paroles et actes posés par le Président Alpha Condé, tout en faisant une profonde comparaison avec ses paires antagoniques, sur le plan national et international.


Concernant Mandela, après plus de 26 ans en prison, Madiba n’a fait qu’un seul mandat, avec un Gouvernement où ses principaux adversaires étaient responsabilisés. Sans règlements de compte, il est parvenu à unir la nation arc-en-ciel, autour d’un idéal commun. Le pardon, l’union et le succès étaient ses principales priorités. 


Il n’a pas tenté de diviser, ni ses opposants et ni le peuple pour continuer à diriger. Soif d’une gestion publique moralisée, il a même limogé sa femme de ses fonctions de Ministre, qui, était culpabilisée dans un sale dossier criminel, pour éviter qu’il soit négativement cliché en complice devant l’histoire.


Mandela, après quatre ans au pouvoir, se sentant physiquement diminué, il décida de se retirer de la vie publique, alors que la Constitution et les populations Sud-africaines, lui donnait l’occasion de rester autant de fois à la Présidence du Pays.

Ainsi, en bon leader, assuma ses responsabilités, tout en préparant sa relève, pour la passer dignement le flambeau présidentiel. 


Quant au Président Alpha Condé, nous avons l’impression, qu’il suit aveuglément, et même expressément les traces de Mugabe, prêt à tout pour s’enraciner au pouvoir, il met en place stratégiquement, tout un arsenal dans le but de réaliser son projet machiavélique.  

Sur le plan Financier, il a crée l’ANAFIC qui lui sert d’outil de propagande politique dans nos collectivités locales, face à la nouvelle Constitution. 


Sur le plan Militaire, il signe des décrets pour écarter de la Guinée, tous les officiers qui peuvent l’empêcher dans sa machination politique.   


Sur le plan Diplomatique, il charge son Ministre des Affaires Étrangères, d’envoyer un courrier à tous ceux qui représentent notre cher Pays, à l’international, dans l’objectif de défendre son projet de changement de Constitution.


Sur le plan Juridiquement confusionnel, il passe par quelques juristes reconnus et respectés par tous, pour tenter de légitimer sa mauvaise ambition.


Sur le plan Politique, il oblige tout son Gouvernement, les responsables de l’administration publique, les cadres et militants de son Parti, à mouiller le maillot en sa faveur, pour continuer à occuper leurs postes, et plus loin, d’être prêts pour l’affrontement. Sans oublié que s’il y’a affrontement, c’est contre le Peuple.


Sur le plan économique, il est directement ou indirectement inculpé dans plusieurs malversations, à la fois avec les sociétés minières et industrielles, où ses parts de commissions et d’actionnariats, lui sont versées par le canal de ses courtiers. Et virées dans ses comptes privés à l’étranger.


Sur le plan Institutionnel, il est parvenu à caporaliser toutes les institutions, l’exemple le plus illustratif, c’est la Cour Constitutionnelle, en passant par une sorte de fronde, pour faire remplacer Kelefa Sall par Mohamed Lamine Bangoura, à la tête de cette Institution gardienne notre Constitution, sur laquelle, il s’est doublement engagé de la respecter et de la faire respecter, alors, qu’il veut la déchirer aujourd’hui, au profit d’une chicanerie.
Sur le plan International, il boude ses traditionnels amis démocrates de l’Occident, pour se confier à la Russie, la Turquie et la Chine, estimant couper le cordon ombilical, dans l’espoir personnel, de se sauver des principes de l’alternance politique, tout en oubliant cette force de frappe du Peuple. 


Sur le plan Médiatique, il passe par les médias d’État et certain(e)s journalistes et presses corrompu(e)s, pour assurer sa propagande politique. 


Sur le plan Sécuritaire, malgré plus d’une centaine de morts sans justice, il dépose à l’Assemblée Nationale, un projet de loi relatif à l’usage des armes par la Gendarmerie, parfois, dans des circonstances douteuses. Surtout dans ce contexte politique tendu, où les P.A sont installés partout dans la Capitale, pour frapper fort, tout groupe de citoyens qui décident de manifester. Même si cette manifestation est organisée dans un domicile privé. 


Sur le plan de la liberté individuelle, il a mit en prison ou pousser à l’exile, des syndicalistes, politiques, journalistes parce qu’ils se sont opposés à sa Gouvernance. 

Sur le plan social, au-lieu de protéger le Peuple et ses biens, il a ordonné, à ce qu’on casse les domiciles privés des pauvres citoyens de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dar-es-salam. Un acte insensé et inhumain, d’ailleurs interdit par (l’article 13) de notre Constitution.


De ces faits, nous disons avec pertinence que Alpha Condé a dévié les traces de Mandela pour suivre celles de Mugabe, parce que tout ce qui l’intéresse, c’est comment amadouer ses opposants, afin de les prouver qu’il maîtrise la politique. Néanmoins, il n’est pas trop tard pour s’inspirer de Alpha Oumar Konaré et, ne pas perdre tous les filons politiques d’une personnalité respectée.
Ousmane KEITA.

Analyste Politique.

Altermondialiste.

Citoyen de la République.

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