République d’Arabe d’Egypte, le Caire 14 Juillet 2019.

Programme des personnalités éminentes des médias Africains initié par l’agence Egyptienne de développement et de partenariat pour le développement durable du continent. 

Sous-thème : l’image de la femme dans les médias africains ; l’analyse de Hadja kadé BARRY Journaliste guinéenne.

Mes dames et messieurs c’est avec un grand plaisir que je prends la parole devant vous personnalités éminentes d’Afrique pour donner mon point de vue sur ce thème  qui est d’une importance capitale pour moi. Car il fait allusion à une couche sociale à laquelle j’appartiens.   

Mes dames et messieurs retenons que pour un début, l’image de la femme dans les média de notre continent  reflétait exactement celle de la femme dans la société africaine. Toujours reléguée au second plan, cette couche est longtemps considérée comme la plus soumise donc la femme se présente comme une simple ménagère, mère de famille qui s’occupe uniquement des enfants.

Cependant l’avènement  de la liberté d’expression et d’opinion en Afrique a montré une autre image de celle-ci  souvent considérée fragile  bien que  la représentation des femmes au sein des médias et des instances de prise de décisions  reste faible.
La mondialisation de la communication et l’introduction des nouvelles technologies de l’Information et de la Communication ont permis aux médias d’apporter une contribution à la promotion de la femme. Des femmes journalistes ont donc créé des émissions dédiées spécialement  à ce genre dans le but de promouvoir ses droits  d’où la naissance du concept égalité de genre.  Donc les femmes ont désormais une forte chance de s’exprimer en toute liberté.

L’égalité de genre un concept  mal  perçu en Afrique !

Ce concept est le fait de fournir aux femmes et aux hommes les mêmes droits ; des opportunités et des ressources dans tous les domaines.   
 Malheureusement à ce niveau l’Afrique a du chemin. Même si certains hommes reconnaissent que la femme a aussi la possibilité d’exercer les métiers souvent attribués  aux hommes, force est de reconnaitre que malgré les efforts consentis, le mythe de compétence demeure   vivace en Afrique. Dans le secteur des médias par exemple les questions sociales semblent réservées  aux femmes (questions féminines et infantiles, la santé etc) ; aux hommes la politique qu’ils jugent de problème  très sérieux.  De manière générale l’on prétend que la femme n’est pas à mesure d’occuper un poste à haute responsabilité.

Le réveil de la  presse féminine africaine : malgré cet esprit discriminatoire  à l’égard des femmes cette couche s’épanouit de nos jours à travers les  efforts conjugués de tous les acteurs en la matière dans plusieurs pays du continent.
 Les femmes ont mis en place de nombreuses plateformes leur permettant de montrer une autre image d’elles tout en dénonçant  les inégalités et les violences dont elles sont victimes. 

En guinée par exemple des sites d’information  et magazines sont gérés par des femmes afin de  traiter uniquement des sujets  les concernant.

Malgré la faible représentation de cette couche aux instances de prises de décisions une poignée d’entre elles  sont responsables des postes sensibles notamment le ministère de la coopération et de l’intégrité Africaine ; la haute autorité de la communication, le ministère du plan et du développement… Si dans les années antérieures le journal télévisé était produit et présenté par les hommes de nos jours la tendance a changé car les   femmes s’y impliquent davantage.  

Mes dames et messieurs, je voudrais attirer  votre attention   sur le principe de l’égalité de genre qui peine encore à être  respecté en Afrique et dans le monde.  Je ne saurais terminer mon propos sans faire une adresse au président de la république arabe d’Egypte également  président de l’Union Africaine  son excellence Abdel Fattah AL SISSI .

C’est L’occasion pour moi de vous féliciter M. le président pour tout ce que vous faites pour l’émergence  du continent et de vous rappeler que comme les hommes  les femmes peuvent aussi jouer un grand rôle pour le développement durable en Afrique.

Pour y arriver il importe  de fédérer leurs  compétences et leurs énergies en bannissant les inégalités dont elles  victimes car celles-ci constituent  un frein pour leur épanouissement. 

Je vous remercie !      

Hadja kadé BARRY Journaliste guinéenne.

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