La classe politique Guinéenne, largement composée de briscards, se servent du Peuple au-lieu de le servir.

Les Politiques irrationnelles s’imposent sur les rationnelles. Donc, les intérêts personnels priment sur ceux de la nation. Et très souvent, le pays reste bloqué à cause des rivalités individuelles, et rien n’est juridiquement mis en place, pour éviter ces genres de blocus. 
 

En effet, en 2010, pendant la transition, le Conseil National de la Transition avait voté une série spécifique de (70 lois), pour un ensemble de reformes profondes sur la Gouvernance du Pays. Notamment, (la loi sur l’accès aux informations publiques), cette loi qui dérangeaient les caciques du Gouvernement en toute complicité avec certains cadres du CNT, a été purement et simplement écarté, au moment de leur promulgation.    

Tout d’abord, nous savons tous, qu’une loi rentre en vigueur que lorsqu’elle est promulguée, en référence aux articles (1, 2 et 3 de notre Code Civile).  

Ainsi, la procédure est la suivante : le Pouvoir Législatif délibère, et passe la main au Ministre en charge avec les Institutions Républicaines et le Secrétaire Général du Gouvernement, qui doivent faire remonter les projets ou propositions de lois validées, à la Présidence, afin que le Chef de l’État les signe, pour leur promulgation et publication au Journal Officiel de la République.  

Ensuite, le pouvoir judiciaire veille sur leurs respectabilités et sanctionne ceux qui les violent. 

Par contre, la loi sur l’accès aux informations publiques, vue l’impact qu’elle créera, qui consiste à obliger tout gouvernant, à livrer indispensablement les informations sur sa gestion aux Citoyens, pour une question de transparence. Ce qui permettra au Peuple de situer les responsabilités de chacune de ses autorités.

 Mais, puisque la majeure absolue des responsables du Pays, restent justiciables et même condamnables à cause de leurs bilans et, en tenant compte du caractère indispensable de cette Loi, ceci serait un obstacle à chacun d’eux, pour continuer à piller le Pays. 

Cependant, comment une Loi déjà votée peut-elle disparaître ?

Au sein du CNT, il y avait un bureau exécutif de sept (7) membres, notamment, Sekou Koureissy Condé, qui en était le Secrétaire Général et Dansa Kourouma, Rapporteur. Et, notre très cher regretté Kelefa Sall, qui fut le Président de la Commission des Lois. Pour une question de transparence et de responsabilité, Ils étaient parmi, ceux qui devraient suivre, toutes les (70) lois votées jusqu’à leur promulgation et publication au Journal Officiel de la République. 

De l’autre côté, auprès du Gouvernement, nous pouvons pointer du doigt au Commandant Moussa KEITA, qui y était Le ministre Secrétaire Permanent du CNDD et qui assurait l’interface entre le CNT et la Présidence (version Moussa Dadis Camara). Sans oublié, Sekou Kissi Camara, qui était, le Secrétaire Général du Gouvernement (avant, pendant et après la transition). Et Tibou Kamara, qui auparavant, Secrétaire Général à la Presidence, le bras droit du Général Sekouba Konaté. Donc, il pouvait très facilement l’interpeler pour deux (2) raisons : entant que très proche collaborateur du signataire des décrets et lois, et étant professionnel des Médias. 
À la suite de la promulgation de cette Loi par le Président de la République par intérim (Général Sekouba Konaté), nous avons eu des informations sur une série de pressions que des membres du CNDD ont mit sur ces principaux acteurs, et c’est ce qui n’a pas permis à sa publication au Journal Officiel de la République. 

Qui sont derrières cette mafia ?

Toutes ces personnes citées au-dessus sont certainement de près ou de loin responsables de cette situation, car ils devraient faire en sorte que toutes les lois votées, rentrent en vigueur, et soient connues du public. À force de faillir à ce devoir professionnel, ceci peut-être aperçu comme une (haute trahison). Surtout que chacun d’eux, a obtenu une portion du pouvoir Étatique, à un moment de leur vie professionnel.

Quelles sont les sanctions prévues contre toute autorité qui refusera de respecter cette Loi ?

Dans les contours de cette Loi sur l’accès aux informations publiques, il est interdit à tout responsable, de cacher aux citoyens les informations sur la gestion de la chose publique. Puisque le pouvoir reste et demeure du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple. Le citoyens pourrait porter plainte contre toute autorité qui faillira à son devoir professionnel, qui sera jugé et condamné à des années de prison (un à cinq ans), et une amende estimée à la moitié de son salaire mensuel. 

Du Hara-Kiri pour les caciques et budgétivores de la République ?

En laissant le Secrétaire Générale du Gouvernement publier cette Loi au Journal officiel de la République, cela deviendra un suicide pour la majorité des dirigeants de ce pays. Car l’opinion sera informée : des corruptions, des vérités sur les massacres du 28 septembre, les assassinats politiques, les détournements, les malversations financières etc. 

Dans ce cadre, pour ne pas que le Peuple s’occupe à la fois de la Justice et de toutes les Institutions Républicaines, la justice sera obligée de faire son travail. 

Ousmane KEITA

Analyste Politique 

Chroniqueur politique et juridique

Animateur d’émission

Altermondialiste

Citoyen de la République.

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