Il est bien interdit par une loi ! Pourtant, ça continue et va même au galop de nos jours en dépit de l’existence de cette loi.
Et de quoi s’agit-il ?
Ah ! Le travail des enfants est désormais plus qu’une réalité au jadis « enfant malade de l’Afrique ». Même quand le soleil est au zénith et que le vent du mois d’août terrifie les plus âgés, les bouts de chou béninois de moins de 14 ans  sont dans les feux tricolores, sur les parcs automobiles, dans les marchés, dans les ateliers de vulgarisateur, et même sur les chantiers.
Depuis quand ? Les enfants ne profitent jamais de leur vacance au Bénin.
Passant de la ville triplement nommée ; sinon la capitale administrative du Bénin, à Bohicon voire encore à Parakou , à Cotonou sans oublier Avrankou et ses communes sœurs des départements de l’Ouémé et Plateau, le sort des enfants que l’on rencontre à la première vue est agonissant, biaisé, cauchemardant, dégringolant, endommagé, froissé, et glapit un son lamentable que plus personne n’entend, parce que tous sont désormais sourds, sinon, nous apprenons tous à devenir sourds au 229.
Oh ! Ayez pitié des enfants au Bénin, car la vie rame à contre-courant au Bénin ! Oui ! Tout porte désormais à croire que ce sont les enfants qui sont tenus de nourrir leurs parents.
En descendant des bus sur le parc à bus d’Agbangon à Bohicon, ils sont des centaines d’enfants errant avec des marchandises sur la tête qui accueillent.
Mieux, exposés à tout vent, d’autres enfants, surtout des petites filles de moins de 14 ans passent de maison en maison, avec de l’orange, akassa, ou encore d’arachides sur la tête à Avrankou et ses encablures. Ces enfants qui se faufilent entre les artisans de l’orgie, sont souvent les premières victimes des attouchements, des violences faites aux filles, des harcèlements sexuels : première cause des mariages précoces ou forcés !
Qui dira qu’il n’a jamais vu les enfants dans ces conditions ?
Malheureusement, cela ne geint personne car tous y trouvent peut être son intérêt.
Même les autorités du Nouveau Départ ?
Si ce n’est pas le cas, où sont les révoltés ?
Certes, les nomothètes de l’Assemblée Nationale ont doté le pays de la loi No 2015-08 du 08 décembre 2015, tout en prenant le soin de la baptiser code de l’enfant en République du Bénin qui en son article 203 interdit l’exploitation des enfants.
C’est donc dit que le parlement a joué sa partition et ne se reproche plus rien.
L’exécutif avait déjà réprimé l’acte il y a quelques années ; par conséquent, il a aussi joué sa partition. Et pourquoi a-t-il abandonné une lutte qui devrait être une lutte de tous les jours ?
Combien de députés de la 8è législature ont-ils interpellé déjà le gouvernement sur cet acte qui compromet gravement, mais silencieusement l’avenir de la terre de Béhanzin ?
A qui donc la faute si les enfants continuent d’être exploités ?
Je viens de jouer ma partition. Et toi ?

Par Pascal Sègbégnon MITOWADE

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