« Je vous demande de vous organiser et de vous préparer pour le référendum et les élections ». En Guinée, la phrase lancée ce weekend par le président de la République lors d’une rencontre avec ses compatriotes à New York suscite de vives réactions chez les opposants et semble déranger du côté du pouvoir.

« Le président a parlé au conditionnel », affirme à Jeune Afrique le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana tandis que le ministre de la Communication évoque des problèmes de « montage ». Des propos « sortis de leur contexte » en somme, bien que la vidéo d’une vingtaine de minutes a été diffusée en direct sur les réseaux sociaux. Plus prudente, la présidence se refuse à tout commentaire.

L’opposition exulte : « la ligne rouge est franchie », déclare Sidya Touré, président de l’UFR, selon qui « plus aucun doute n’est possible » sur la volonté du président de changer de Constitution pour s’octroyer un 3e mandat.

« Il vient de mettre à jour la mascarade organisée par Premier ministre », ajoute le chef de file de l’opposition, « conforté » dans sa décision de boycotter les consultations menées par ce dernier pour sonder l’opinion sur l’opportunité et le contenu d’une nouvelle Constitution.

Pour Amadou Damaro Camama du RPG le parti au pouvoir, le référendum est de toute façon « inévitable » pour que « le peuple tranche ». Il juge la polémique « inutile ». « On aurait pu s’en passer, admet-on à la primature. Mais on maintient le cap pour mener à terme notre mission ».

Les consultations nationales ont été prolongées jusqu’au 30 septembre prochain.

Source:Rfi

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