À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, les Nations Unies ont appelé le monde à agir pour défendre les journalistes, la vérité et la justice.

« Les statistiques donnent à réfléchir : au cours des dix dernières années, dans le monde, au moins 881 journalistes ont été assassinés pour avoir simplement dit la vérité », a rappelé Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

« Jusqu’ici, 44 ont déjà perdu la vie en 2019 », a-t-elle ajouté, précisant que dans près de 9 cas sur 10, ces crimes sont restés impunis.

« Sans la liberté d’expression et l’existence de médias libres, il serait impossible de faire progresser l’entente, la démocratie et la réalisation des objectifs de développement durable », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message publié pour la Journée.

Ces dernières années, cependant, les journalistes et les professionnel(le)s des médias ont vu les atteintes à leur sécurité physique s’aggraver et se multiplier. Le travail des journalistes, pourtant crucial, est entravé par des problèmes de plus en plus nombreux : menaces de poursuites, arrestations, détention, déni d’accès, absence d’enquête et de poursuites en cas d’infraction les visant, etc.

« Lorsque des journalistes sont pris pour cible, c’est la société tout entière qui en paie le prix », a dit M. Guterres. « Si nous ne parvenons pas à les protéger, il nous sera extrêmement difficile de rester informés et de contribuer à la prise de décisions.

Si les journalistes ne peuvent pas faire leur travail en toute sécurité, le monde de demain sera marqué par la confusion et la désinformation », a ajouté le Secrétaire général.

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Tijjani Muhammad-Bande, a également souligné l’importance de la protection des journalistes dans le monde entier.

« Aucun de nous ne peut être vraiment libre sans une presse libre », a-t-il rappelé, appelant à honorer le courage de ces personnes pour leur engagement « à mettre en lumière des questions d’une grande importance pour le public, souvent dans des contextes dangereux ».

M. Muhammad-Bande a fermement condamné tous les crimes contre les journalistes et s’est dit convaincu que les États membres exigeront des comptes de pour leurs auteurs.

 Le Secrétaire général et le Président de l’Assemblée générale se sont dit préoccupés par la multiplication croissante des attaques commises a l’encontre des femmes journalistes.

« Les femmes journalistes sont de plus en plus exposées aux violences liées au genre, telles que le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles et les menaces », a déploré M. Guterres.
Laye BAYO

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