Les représentants des victimes du déguerpissement de Kapo-rails, Kipé2 et Dimess dans la commune de Ratoma, étaient en conférence de presse ce vendredi, 17 janvier 2020 à la maison commune des journalistes.

 Cette sortie, consécutive à des déclarations jugées mensongères du ministre en charge de l’Aménagement du Territoire, consistait à apporter des démentis à des pans des propos du ministre Ibrahima Kourouma.

Et, le porte-parole du collectif des déguerpis, Mamadou Samba Sow, ne passe pas par mille chemin. «Les allégations qu’il a tenues par rapport à ce processus-là, tous ce qu’il est en train de dire ce sont des contre-vérités. C’est choquant de voir un ministre de la République se comporter de la sorte», dément Mamadou Samba sow.

Selon le ministre Kourouma, la cours de la CEDEAO a débouté ce collectif qui y avait porté plainte contre l’Etat guinée.  Le porte-parole du collectif brandit devant la presse un document notifiant que l’audition aura lieu le 24 mars 2020 à Abuja au Nigéria.

Thierno Madiou Sow, membre de la commission juridique du collectif des déguerpis, renchérit : «Si nous gagnons le procès, la cour de la CEDEAO va imposer à l’Etat guinéen de réparer le préjudice causé aux victimes. Soit le Gouvernement actuel paye, c’est-à-dire en 2020. Soit les prochains dirigeants vont rétablir les victimes dans leur droit».

Si la Guinée ne respecte pas cela, ajoute-t-il, elle sera sanctionnée par la CEDEAO où sa voix ne comptera plus.

OC

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