Consécutivement aux manifestations en cours contre un troisième mandat du président Alpha Condé, la tension est montée d’un cran dans la capitale et dans la majeure partie des villes de l’intérieur.

Des personnes sont tuées, des concessions saccagées,  des biens détruits dans des circonstances non encore élucidées par les autorités. Depuis un certain temps,  des voix s’élèvent pour demander aux chefs religieux de jouer leur rôle pour éviter le pire en Guinée.

C’est dans ce sens qu’une rencontre à huit-clos s’est tenue le mercredi 22 janvier 2020 à la grande mosquée Fayçal de Conakry entre les religieux (Elhadj Mamadou Saliou Camara et mon seigneur Vincent Koulibaly), les coordinations régionales et certaines organisations de la société civile dont la Coalition  des Femmes et Filles de Guinée (COFFIG) pour parler de la paix.

Les participants ont reçu des consignes fermes dans la salle : Ne pas parler à la presse de ce qui a été dit dans la salle pour le moment. «On ne parlera pas à la presse. On a maudit ceux qui le feraient», a lancé un membre d’une des coordinations au sortir de la rencontre.

« Vous connaissez la situation actuelle de notre pays. On vous invitera prochainement pour vous parler de nos rencontres, mais pour l’instant on ne peut rien vous dire. Comprenez, c’est normal qu’on ne vous dise rien pour le moment», renchérit un autre.

Laye BAYO

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