Du 9 au 10 février 2020, les Chefs d’État africains se retrouveront en Ethiopie dans le cadre du 33ème sommet de l’Union Africaine autour du thème : « Faire taire les armes : créer des conditions propices au développement de l’#Afrique » ? Un thème qui tire son fondement de la situation actuelle des pays africains minés par des crises latentes (situation politique mal maitrisée) ou encore des attaques terroristes. Réellement, l’Afrique a besoin  de créer les conditions propices à son développement. Pour cela, il est impératif qu’il faut faire taire les armes mais et ce, en privilégiant quoi ? C’est à ce niveau que se trouve toute la question.
Si les instabilités de certains pays ou de ceux à venir peuvent s’expliquer par des situations politiques mal maîtrisées, des pays comme ceux du Sahel sont victimes d’attaques terroristes. Dans ces pays, les crépitements d’armes sont nombreux et font des morts ainsi que des dégâts matériels importants. Toutefois dans les deux contextes, l’on enregistre des assassinats, mais avec des acteurs différents : ailleurs ce sont des terroristes qui tuent et ici ce sont les forces de sécurité et de défense qui assassinent des populations qui demandent le respect du contrat social. Dans tous les cas, ces crépitements d’armes ne facilitent pas le développement de ces pays. 
Ainsi, lors de ce sommet, la conclusion devrait aboutir à réunir les conditions propices au développement du continent en faisant taire les armes. Comme pour dire si l’argent n’aime pas le bruit, le développement lui aussi a horreur des crépitements d’armes. Déjà des solutions sont proposées dans les deux contextes : pour celui relatif aux crises politiques, l’unanimité se trouve à privilégier le dialogue donc la négociation autour du respect des valeurs du vivre ensemble dont le contrat social; pour celui relatif aux zones atteintes du terrorisme : si certains pensent utile la négociation d’autres y voient un aveu d’impuissance pour ces pays africains. 
En somme, faire taire les armes suppose mettre de côté la solution militaire dans la résolution de toutes les crises même celle relative au terrorisme en Afrique. Ceci étant, la solution non militaire implique une appropriation de certains valeurs du vivre ensemble.  Si la négociation basée sur le respect des valeurs du vivre ensemble ne pose pas de problème dans la résolution des crises politiques; pour les crises relevant du terrorisme il n’est  pas exclu de privilégier la négociation. Car, dans la pratique, des pays militairement forts ont, par pays interposés, négocié avec des terroristes la libération de leurs compatriotes pris en otages. Alors, l’Afrique surtout le Mali ne doit pas se dérober à cette solution car, ainsi il pourrait identifier et résoudre durablement les causes du terrorisme sur son territoire.  
Fodé BALDE, Homme Politique Guinéen, LA GUINÉE D’ABORD

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