C’est la dernière semaine avant les législatives et le référendum du 1er mars 2020. Alors que le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et les principaux partis d’opposition menacent d’«empêcher» ces élections, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), quoique démembrée par le retrait de sept commissaires issus de l’opposition,  déroule son chronogramme et rassure que toutes les dispositions sont prises.

Samedi, plus de 70 formateurs ont été formés à Conakry. A leur tour, ils forment les agents des bureaux de vote désignés par les démembrements de la CENI et les partis politiques en lice pour les législatives dans les cinq communes de Conakry et dans les 33 préfectures.

Face aux menaces persistantes de casser les urnes, la Commission Electorale Nationale Indépendante rassure qu’il y a suffisamment de matériel pour, éventuellement, procéder à des replacements. Surtout si la casse intervient avant la date du 1er mars. C’est du moins ce que nous rassure une source proche du bureau de l’institution électorale. Toutefois, la même source avoue qu’en cas de casse le jour même du vote, la tâche pourrait s’avérer un peu compliquée puisqu’il faudra acheminer le matériel de rechange.

L’institution électorale compte surtout sur l’unité spéciale mise en place par décret du chef de l’Etat. Depuis sa mise en place, cette unité coordonnée par le général Ibrahima Baldé et le général Bafoé, brille par son absence dans la campagne. Mais notre source à la CENI assure qu’elle est bien réelle et coopère avec l’institution électorale.

A date, la distribution des cartes d’électeurs se poursuit. Quant aux bulletins de vote, la plupart des 32 millions de bulletins arrivés à Conakry il y a une semaine selon la CENI, sont acheminés selon les zones.

Dès lundi, les commissaires de la CENI vont se redéployer sur le terrain, pour procéder à la supervision.
LB

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