Maison centrale: Abdoulaye Bah ne digère pas la révocation de sa liberté

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Abdoulaye Bah a adressé une lettre au Garde des sceaux ce vendredi 20 Aout. Accusé de désobéissance civile et d’atteinte aux institutions,   l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia rejette en bloc ces accusations. Par ailleurs, il demande au ministre de la justice sa libération et l’ouverture de son procès afin d’être situé sur son sort étant malade.  

Après avoir obtenu du directeur national de l’administration pénitentiaire une période de semi-liberté avec trois de ses codétenus pour des raisons médicales, Abdoulaye Bah aurait tenu des discours politiques à travers une vidéo qui a été publiée via les réseaux sociaux, qui serait à la base de la mise en terme laconique de sa période de semi-liberté.

Dans ce courrier adressé le 20 Août 2021 au ministre de la justice Mory Doumbouya, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia décrit d’abord les circonstances de sa réincarcération survenue le 16 Août dernier à la maison centrale de Coronthie, et celles dans lesquelles la vidéo mise en cause de son arrestation a été enregistrée.

 En effet, au lendemain de son placement en semi-liberté, des centaines de citoyens, des parents, des amis se sont rendus à son domicile selon lui, pour s’enquérir de son état de santé, le saluer, l’encourager et se réjouir de sa libération. Une retrouvaille à l’occasion de laquelle beaucoup d’entre eux ont sollicité soit avoir une photo avec lui, soit se filmer en sa compagnie.    Pour sa justification vis-à-vis ce qui lui est reproché, l’opposant rappelle que le régime de semi-liberté qui lui a été accordé n’a nullement mentionné qu’il ne devait tenir des propos politiques. Il affirme que sinon sans quoi, il se serait conformé à l’exigence.

En tout état de cause, Abdoulaye Bah assume pleinement que le discours qu’il a tenu est conforme à la ligne de son parti politique. Pénible pour un détenu d’être dans l’ignorance totale de la date à laquelle il pourrait être jugé.

Pour ce, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia demande au ministre de la justice sa libération et l’ouverture de son procès afin d’être situé de son sort étant malade.

Boubacar Siddy Bah

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