Dandano/ Macenta : un chef de poste de gendarmerie tué par des manifestants

Le calme est revenu ce jeudi 25 février dans le district de Dandano relevant de la sous-préfecture de Kouankan située à  93 km de la préfecture de Macenta. Ce, après deux jours de manifestation des élèves à cause de la disparition d’une de leur camarade de classe. Selon les autorités le bilan fait état d’un mort et des dégâts matériels importants.
                  
Cette manifestation fait suite à la disparition de Marie Sakouvogui en grossesse  qui aurait été chassée par sa famille dans le district de Dandano. Joint au téléphone par notre rédaction, Mamadi Camara maire de la commune rurale de Kouankan explique.

<< Ces jours ci, il y’a eu un mécontentement des élèves suite à la disparition de leur amie de classe du nom de Marie Sakouvogui qui aurait contractée une grossesse que les parents n’ont pas pu supporter . Ils ont grondé  sur la fille et elle aussi a quitté la maison familiale . C’est ainsi que ses camarades de classe mécontent de cet acte ont écrit  à la direction de l’APEAE du collège afin de passer par les voies  et moyens  pour que la fille reprenne les cours. C’est ainsi que nous avons décidé d’effectuer une mission à  Dandano pour aller sensibiliser les élèves. C’est au cours de la sensibilisation qu’un  groupe d’élève s’est retiré pour aller mettre des barricades puis partir chez les parents de la fille pour faire tomber leur maison et mettre feu et commencer à jetter les cailloux sur les autres maisons. C’est ainsi que nous avons informé nos chefs hiérarchique. Le premier groupe d’intervention qui est venu n’a pas pu maîtriser la situation. Après un autre appel, le deuxième groupe est venu au renfort.>> a t-il expliqué

La manifestaion n’a enregistrée qu’un seul mort dont le chef du poste de la gendarmerie contrairement à ce qui se dit sur les réseaux sociaux.

<< C’est après l’arrestation de quelques mineurs manifestants que la foule s’est dirigée vers le poste de la gendarmerie de Dandano où ils ont mis mains sur le chef de la gendarmerie Zenitho Haba le frapper jusqu’à mort s’en suivit.  A part lui , il n’y a pas eu d’autre mort qu’à même. Mais les dégâts matériels sont importants.>> a-t-il précisé

Face à ce climat tendu, un contingent de forces de sécurité a été déployé sur place depuis mercredi afin de restaurer l’ordre dans la sous-préfecture nous a fait savoir le maire de ladite commune rurale de Kouankan.

 Abdoulaye BAYO