Journée mondiale du travail des enfants: l’ONG AJED mène une sensibilisation de porte à porte

Le 12 juin de chaque année, est célébrée comme journée mondiale du « Travail des enfants ». Cette journée met un accent sur l’importance d’une éducation de base gratuite pour l’enfant et la nécessité de le soustraire des pires formes de travail afin d’assurer sa réadaptation et son intégration sociale. À cette occasion, une initiative citoyenne a fait de la « lutte contre le travail des enfants » son cheval de bataille. Il s’agit de l’Appui Jeunes pour  le Développement AJED, qui a mené ce samedi 12 juin, une campagne de porte à porte pour sensibiliser les parents dans la commune de Ratoma.

Malgré l’adoption de la convention des droits de l’enfant en 1989 par l’0rganisation International du Travail, ce phénomène de travail des enfants persiste toujours. Ils sont partout dans les ronds-points, gares routières, marchės, dans les embouteillages, ces enfants exposés dans ces lieux à revendre pour leurs parentS. Pour faire comprendre aux parents les risques de ce fléau, l’ONG AJED, a organisé une journée de sensibilisation dans les quartiers de Bambéto et Koloma. « On a commencé aujourd’hui par une campagne numérique avec des vidéos de sensibilisation. Dautres personnes aussi ont fait des témoigmages en invitant les parents à une prise de conscience à l’égard du travail des enfants. Cette phase consiste à une sensibilisation porte a porte pour ses parents afin de réduire considérablement ce fléau « , a expliqué Bangaly Mara, président de la structure.

Au cours de cette journée campagne de sensibilisation, une cinquantaine de menages, ateliers et garages ont été touchés. Selon Bintou Kaba, vice-présidente de l’ONG, « en plus de l’adhésion des parents, les résultats sont satisfaisants aux yeux des parents qu’on a rencontres Sur le terrain parce que la plupart d entre eux nous ont témoignes que non seulement leurs enfants sont scolarisés mais aussi ya le suivi. Et je crois que c’est ca le grand point I ne s’agit pas seulement d’envoyer les enfants a lecole mais il faut un suivi pour ne pas qu il soit abandonne parce qu on voit à longueur de journée des enfants qui 

revendent dans la rue, parfois ils sont exposés à plusieurs formes de maltraitance  », sest-elle réjouie.

Pour éradiquer le travail des enfants qu’il qualifie de fléau, Alhassane Diallo, charge au projet suivi et évaluation de l’AJED prévoit des actions concretes au-dela de la sensibilisation.  »Après la sensibilisation, nous comptons mettre une strategie de parrainage qui nous permettra d’identifier des enfants qui revendent des I’eau, des bavettes; et aller auprès de leurs parents afin qu’on puisse contribuer à leur . Et un autre axe consistera à aller dans les orphelinats pour faire des dons en terme de fournitures 

et des prises en charge  », a-t-il promis.

Agnès Damba