Reprise des manifs : « Libre à eux de le faire! qu’ils épargnent la population des conséquences de leurs actes » (Bah Oury)

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Bah oury président de l’UDRG déclare qu’une reprise des manifestations dans la rue n’est pas une option à prôner « du fait des crises politiques récurrentes dans le pays » alors que des structures politiques tel que l’UFDG envisagent la relance des protestations dans les rues. Le démissionnaire historique de l’Union des forces démocratiques de Guinée invite ces personnalités de privilégier une autre méthode d’entente pour sortir de cette impasse politique.

La reprise des manifestions a été l’un des points évoqués par Cellou Dalein Diallo lors de la 10ème assemblée virtuelle. Après cette annonce introductive, l’Alliance nationale pour l’alternance et de la démocratie, également s’est attelé sur la question. Déjà, la démarche achemine vers son pesant d’or. Cependant, avouons que cette sortie a mis l’huile dans le feu en suscitant des réactions de part et d’autre.

Longtemps dans des sorties prônant le dialogue, le patron de l’UDRG n’est pas passé cette fois-ci par le dos de la cuillère en recadrant ceux qui veulent toujours manifester.

Dans une publication sur sa page Officielle, Bah Oury laisse lire :

Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas, j’estime qu’il faut les laisser leur responsabilité, puisque la constitution leur en donne le droit. Ça, c’est au point de vue du principe. Mais, au point de vue de la réalité, personnellement, je considère que la situation guinéenne est très préoccupante du fait de la multiplicité des crises. Et, tout responsable soucieux de la stabilité et de l’avenir démocratique de la Guinée devrait rechercher d’autres moyens de faire prospérer sa cause que de faire descendre des gens dans la rue dans un contexte où nous savons que la violence a toujours été l’argument qui a été privilégié.
De part et d’autre, j’estime qu’il y a eu suffisamment de blessés, suffisamment de personnes qui ont été tuées et il y a suffisamment de personnes qui sont emprisonnées aujourd’hui. Et, il faut avoir le courage et l’intelligence de savoir comment changer de stratégie et changer de méthode.
Je crois que dans ce pays, il y a des forces, quel que soit leur bord (certaines se situent dans le bloc de la mouvance, d’autres se situent dans le bloc de l’opposition) qui cherchent toujours à mettre le pays dans une situation d’instabilité, de crise récurrente, de manifestations, de contre manifestations avec des dégâts qui impactent plus la population que ceux qui prennent la décision d’organiser cela.
Actuellement, le gouvernement guinéen devrait accélérer la mise en force de la dynamique pour l’organisation du dialogue politique et social comme ils l’ont promis et ils se sont engagés à le faire. Mais, j’ai l’impression que le gouvernement et même certaines forces de l’opposition veulent survivre en mettant tout le monde dans une situation d’instabilité et de crises récurrentes. C’est comme si l’un nourrit l’autre réciproquement. Mais, la Guinée en a assez de ces types de mentalité et de ces politiques qui sont contreproductives pour l’intérêt du pays de manière globale.
En ce qui nous concerne à l’UDRG, nous privilégions la dynamique d’apaisement dans le contexte actuel pour faire libérer les détenus politiques, pour faire rouvrir les frontières le plus rapidement possible et pour engager de manière responsable et sérieuse une dynamique qui permettrait, autour de la table, de parvenir à régler les problèmes les plus saillants de la société guinéenne. C’est ça que nous priorisons dans la phase actuelle. Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas, qu’ils épargnent la population des conséquences de leurs actes.

Boubacar Siddy Bah

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