Sanctions contre le CNRD

Les sanctions contre le CNRD par la CEDEAO continue de susciter des réactions chez plusieurs acteurs politiques et administratifs.

Nombre d’entre eux pensent que la CEDEAO devrait revoir ces décisions contre le CNRD afin de rectifier ses copies.

Interrogé sur la question par nos confrères de Fim Fm dans l’émission Mirador, Dominique sweert consultant en bonne gouvernance et démocratie soutient que les Chefs d’Etats de cette institution sous-régionale  »n’ont pas raison » un tel dicta au CNRD car dit-il la CEDEAO n’a jamais condamné les violations constitutionnelles qu’ont connus certains pays africains.

« Je pense qu’ils n’ont pas raison parce qu’il y a là du deux poids deux mesures. Si nous prenons, tous les coups d’États constitutionnels n’ont jamais été condamnés par la CEDEAO » réagit-il.

Selon Dominique sweert, le coup d’État intervenu le 05 septembre dernier en Guinée s’avère particulier en raison du climat de liberté qui a prévalu avant pendant et après l’acte.

 « Moi je le dis et l’assume, ce coup d’État n’ont rien à voir avec une manœuvre d’une armée ou d’une partie de l’armée.

La particularité, c’est qu’il n’y a presque pas eu de violence, très peu du contrôle de la liberté ni d’expression ni de mouvement. Ils sont même allés jusqu’à lever des barrages parfois.

Après le sommet de la CEDEAO datant le 07 novembre, plusieurs observateurs ont dénoncé « du deux poids deux mesures » mettant en lien le délai de la transition accordé au Mali par la CEDEAO et celui de la Guinée. Si certains observateurs disent être perplexes sur le sujet et accusent cette diplomatie de ne pas être à équidistance entre les deux États, Dominique sweert de son côté pense connaître la raison.

« Moi j’estime que c’est parce qu’il y a une partie du Mali qui, quasiment n’est pas contrôlée par l’État et le pouvoir. Donc cette situation est ce qui justifierait le choix de la CEDEAO d’accorder la junte malienne un délai plus clément » a-t-il émis.

La rédaction de contenu d’Universguinée